vendredi 8 juin 2007
"c" comme cahier de couture d'écolière
Cahier de ma grand-mère Marie-Louise
Ma grand-mère maternelle avait 7 ans en 1913. En classe la couture tenait une grande place au programme, que l'iinstitutrice soit douée ou non en la matière. Chaque élève avait un grand cahier bleu (sans PH), conçu pour cet art où elle cousait tous ses essais qui étaient ensuite notés. A 7 ans on ne rigolait pas ! Vous qui avez des filles et qui n'avez pas eu cette matière parce que d'une génération où l'on n'en voyait plus l'interêt vous comprendrez les efforts d'attention qu'il fallait !

Ce cahier commence en septembre 1913,mais s'arrête en janvier 1914.....car il ne faut plus utiliser inutilement du fil et du tissu qui deviennent rare pour reprendre en 1917 avec des exercices comme celui de fabriquer des bandes pour les blessés et des tabliers d'infirmière !
- tablier et bande à liens -
Exercices de broderies :
Le tout débouchait sur la création d'un grand marquoir que je vous montrerai à la lettre "M" ainsi que celui de mon arrière grand-mère, de ma mère et le mien : 4 générations !
lundi 4 juin 2007
"C" comme ciseaux
Enfin ! La suite de la boite à couture...
Les ciseaux : outils indispensables tant pour coudre que pour broder !
S'ils peuvent être beaux c'est encore mieux.
Les ciseaux de brodeuse ont fait l'objet de tous les décors possibles, mais le plus courant tout au long du XXe
siècle fut celui de la cigogne inspiré par la forme même des ciseaux.
Les ciseaux font parfois partie d'un nécessaire de couture
et le dé à coudre, les portes aiguilles qui les accompagnent sont assortis.
A gauche : petits étuis ciseaux/dés. Celui du haut est un petit étui-souvenir en bakélite.
L'autre en peau souple était très courant à la fin du XIXe s.-XXe s.
Quand viendra la lettre "E" je vous présenterai de jolis écrins ....
vendredi 6 avril 2007
"B" comme bobine / "B" as bobbin
La bobine n'est pas seulement ce petit cylindre en bois sur lequel est dévidé le fil.
Elle peut être aussi en carton, ou en "capsule" qui permet de la glisser dans une petite boite spéciale qui a fait son apparition dans les années 1860 où il n'y a plus qu'à tirer sur le bout du fil au travers d'un trou.( en haut à gauche).
Ma boite préférée c'est celle-ci un fil de soie couleur du ciel protégé comme un trésor:
Et celles-ci en carton faux bois cerclé de fer, celluloïd ou en carton tout simple.
jeudi 29 mars 2007
Suite de "B" comme broderies/embroidery
Lorsqu'on ne voulait pas acheter le kit de broderie pour faire son jupon, comme je vous ai montré précédemment, il y avait plusieurs autres moyens :
La plaque de cuivre, qui servait de pochoir 
à travers laquelle l'on marquait le tissu avec une poudre de craie colorée.
Ensuite il y avait le tampon de caoutchouc, soit la roulette avec son tampon encreur incorporé qui permettait de faire un feston, 
soit le tampon individuel pour marquer son chiffre (son initiale).
Il en existait de tous styles
en caoutchouc ou en métal gravé comme le "M" dans le motif rond
ou soudé comme le "E" de gauche.
La dernière solution c'est la lettre achetée toute faite, il suffit alors de rebroder par dessus :
lundi 12 mars 2007
B comme broderies/embroidery
Comme je n'ai toujours pas de nouveautés polymères à vous montrer je vais farfouiller du côté de ma boite à couture et voir ce qui s'y trouve commençant par B....
Qu'est-ce que c'est que ce "truc"?
C'est une future broderie figurez-vous. C'est ainsi qu'on achetait ce qui allait devenir le galon d'un jupon par exemple. 
Le papier cache un tissu avec un dessin de broderie en partie exécutée sur quelques centimètres pour donner l'idée du résultat ainsi qu'une échevette de fil.
On voit bien le remplissage du futur feston, puis le point de feston une fois fini.
Il suffira quand tout le galon sera brodé de laver le tout afin que le bleu du dessin disparaisse.
Remarquez ici les instructions cousues sur le tissu. (Daté de septembre 1909).
Ici un futur napperon ou coussin :
Et celles qui ne voulaient pas acheter le kit (car en fait c'est bien de cela qu'il s'agit!) comment faisaient-elles ?
Je vous montrerai prochainement les autres moyens.....
samedi 17 février 2007
B Comme boite à couture bien sûr !/Sewing box of course !
Voici la boite à couture de ma grand-mère (début du XXe s.), une belle boite en bois vernis compatimentée et à plateau qui se soulève.
My grandmother's box
Et celle de ma mère, qui date des années 30. Elle ne s'en est pas beaucoup servie et le tricotin a été remis avec son ouvrage direct dans la boite car ça ne la "branchait" pas vraiment !
Depuis cette époque, question couture elle s'est rattrapée !
lundi 12 février 2007
B comme boutons / Buttons
Voici la suite de ma boite à couture, mais j'ai tant de boutons ( 5,8 kilos très exactement ) que le choix n'est pas facile ! oh ce n'est pas une collection extraordinaire, ce sont des pièces simples mais qui ont leur charme...
Les premiers boutons furent en os !
Ceux-ci servaient aux caleçons longs placés l'hiver sous les pantalons (fin XIXe s. déb. XXe s).
Après l'os la nacre (19e s.):
( années 1950):
La corne (années 1950):
Milieu 19e s. :
Ceux-ci sont en corne et reproduisent des sabots. Regardez le travail de minutie : les chevilles sont en corne également !
Puis vint la faïence ; celle-ci est de Creil :
Le verre (années 1950 ) :
Irisé comme ici :
ou le verre noir pressé, d'une grande fantaisie de décor. Galon tressé, soutache, cordonnet, broderie....produits de 1870 à 1915 en Bohème, Autriche, Allemagne.
En métal :





Ces boutons sont en acier découpé,clous travaillés à facettes dans des décors composites de la dernière partie du XIXe s.
En cuir embossé (vers 1960)
Boutons en galalithe (à partir de lait chauffé à haute température)
années 1930/40
Le petit à droite est en curozo (graine).
Puis vint le plastique vers les années 50 :
Ici de la Lucite marque déposée (méthyl metacrylate ou encore...plexiglass)
Il existe encore toutes sortes de matières, de formes et de décor mais là c'est une autre histoire !
Encore des boutons dans l'album
Bibliographie :
Thérèse Gandouet, Boutons ; aux éd. de l'amateur 1984.
&
Boutons des Ed. Books and Co trad. française de 1999.
Ce message était mon 100e message !
vendredi 2 février 2007
A comme Album de marquoir/cross stitch album
Pour finir la lettre A, voici les petits albums dans lequel toute femme trouvait son bonheur afin de marquer son linge de maison. L'apprentissage commençait très tôt, de 6 à 11 ans à l'école primaire la couture était obligatoire et faisait partie du cursus classique ! Gare à celle qui n'aimait pas cela....
mercredi 31 janvier 2007
A comme aiguilles /Needles 19th c.
Je continue mon alphabet avec les aiguilles. Outils de base de la couturière, ces aiguilles sont de la fin du XIXe siècle et lorsqu'on les voit, on comprend toute la douleur des femmes penchées sur leur ouvrage ! Les tissus étaient fins, il fallait faire de petits points comme on ne l'imagine même plus : les plus petites aiguilles font 2 cm et le trou du chas est à peine visible ! Elles servaient à coudre la mousseline, pour les sous-vêtements notamment.
Jusqu'en 1880 les aiguilles étaient de provenance allemande ou anglaise parfois conditionnées en France. La qualité des aiguilles anglaises était telle que les marques françaises mirent du temps à se faire une réputation.
lundi 29 janvier 2007
Solution de l'affiquet /solution for the point protector
L'affiquet va par paire.
Ce sont de petits accessoires, ornés à l'occasion, qui se mettent au bout des aiguilles,
afin que le tricot ne glisse pas.
Clover antique point protectors to fit knitting needle that prevents stiches from slipping off the needle.






























